Anti-mousse
Produit curatif de référence contre les mousses, algues et lichens installés sur une toiture ou une façade. Il s'applique généralement au pulvérisateur, agit pendant un temps d'action défini par le fabricant, puis se rince ou non selon la formulation.
Algicide
Action d'un traitement qui détruit les algues, responsables des voiles verts sur toitures et façades. Beaucoup d'anti-mousses sont algicides ; l'intensité de l'action se vérifie sur la fiche du produit.
Fongicide
Action d'un traitement qui détruit les champignons et micro-organismes, dont les lichens tenaces. Comme l'action algicide, elle est une propriété de l'anti-mousse, pas une catégorie de produit distincte.
Hydrofuge
Traitement de protection qui limite l'absorption d'eau d'un support propre et sec. Il ne tue pas la mousse : il s'applique après démoussage pour ralentir le retour des salissures et protéger les tuiles poreuses du gel.
Hydrofuge perlant
Hydrofuge qui pénètre le support sans en modifier l'aspect : l'eau ruisselle en gouttes à la surface. C'est le choix habituel quand on veut conserver le rendu naturel des tuiles.
Hydrofuge filmogène
Hydrofuge qui forme une fine couche protectrice en surface du matériau, parfois plus couvrante qu'un perlant. Le choix entre les deux dépend du rendu souhaité et de la compatibilité avec le support.
Résine d'étanchéité
Protection liquide qui épouse le support et forme une barrière continue après séchage. Adaptée aux toitures plates, aux zones irrégulières et aux fissures actives (avec armature). C'est une réparation locale, pas une rénovation de couverture.
Bande d'étanchéité
Bande auto-adhésive (aluminium, bitume ou butyle) pour réparer un défaut net et localisé : fissure, jonction, raccord, entourage de cheminée ou gouttière fendue. Elle se pose sur support propre, sec et dégraissé, avec un recouvrement suffisant.
Solin
Élément d'étanchéité qui assure la jonction entre la couverture et une paroi verticale : mur, cheminée, lucarne. Un solin décollé ou fissuré est une cause fréquente de fuite localisée.
Faîtage
Ligne de rencontre des deux pans du toit, au point le plus haut. Le démoussage se travaille toujours du faîtage vers l'égout, dans le sens de l'écoulement de l'eau.
Noue
Ligne creuse où se rejoignent deux pans de toiture. L'eau et les débris s'y concentrent : c'est une zone à dégager avant tout nettoyage et à surveiller pour les fuites.
Coefficient de pente
Multiplicateur qui convertit la surface au sol d'une maison en surface réelle de toiture : environ 1,1 pour une pente faible, 1,2 à 1,3 pour une pente moyenne, 1,4 et plus pour une pente forte. Une maison de 80 m² au sol avec pente moyenne représente environ 100 m² de toiture à traiter.
Rendement (m²/L)
Surface couverte par un litre de produit, annoncée par le fabricant — souvent 3 à 6 m²/L pour un anti-mousse prêt à l'emploi, davantage pour un concentré dilué. C'est la donnée clé pour calculer la quantité à acheter et comparer le prix réel au m² traité.
Sans rinçage
Formulation d'anti-mousse conçue pour agir progressivement : on applique, on laisse agir des jours ou des semaines, et les pluies emportent les mousses mortes. Pratique et plus sûr en hauteur, où rincer demanderait une seconde intervention.
Curatif / préventif
Un traitement curatif élimine les mousses déjà installées ; un traitement préventif ralentit leur retour sur un toit propre. Sur une toiture très encrassée, on commence toujours par le curatif.
Porosité
Capacité d'un matériau à absorber l'eau. Une tuile poreuse retient l'humidité, favorise le gel destructeur et le retour des mousses. Le brossage agressif et la haute pression ouvrent la porosité ; l'hydrofuge la limite.
EPI (équipements de protection individuelle)
Gants, lunettes, chaussures antidérapantes et, en hauteur, dispositifs de sécurisation. Indispensables pour appliquer un traitement de toiture : aucun produit ne compense un travail en hauteur non sécurisé.
Enduit
Couche de mortier appliquée sur un mur pour le protéger et lui donner son aspect fini. Un enduit monocouche fait à la fois l'imperméabilisation et la finition ; son état conditionne le choix de tout traitement de façade.
Crépi
Finition d'enduit à surface rugueuse, très répandue sur les façades françaises. Son relief retient l'humidité et les salissures, ce qui explique qu'il verdisse plus vite qu'un mur lisse et demande un nettoyant adapté.
Salpêtre
Dépôt blanchâtre et poudreux qui apparaît au bas des murs touchés par l'humidité ascensionnelle. C'est un symptôme : le traiter en surface sans régler la cause de l'humidité ne fait que retarder son retour.
Primaire d'accrochage
Sous-couche appliquée avant une peinture ou une résine sur un support poreux ou friable. Elle uniformise l'absorption et fait tenir la finition ; l'impasse sur le primaire est une cause fréquente d'écaillage prématuré.